FUCK

Tout ça pour rien.
Heureusement qu'j'suis plus intelligente qu'avant.
Mais FUCK. Vous faites chier les MECS, bordel de merde vous faites chier, et j'vous emmerde, parce que vous êtes des écervelés, des abrutis attardés, des cons finis, et vous m'faites perdre un temps et une énergie folle. Vous m'emmerdez avec vos histoires, vous m'emmerdez avec vos discours, vous m'emmerdez à tous être pareils. Vous m'emmerdez à être si bêtes.
Allez vous faire foutre.
Vous savez quoi? Vous valez pas tous les efforts qu'on fait pour vous. Vous valez pas tout ça.
Mais pourquoi j'me démène à chaque fois, pourquoi?

Et j'peux même plu m'entailler, et j'ai même plu ce plaisir là, et vous me plombez le moral, et vous valez pas tout ça.

Pauvres cons.
Maxime, Julien, Sylvain.
Et les autres qui m'ont pas encore eue dans leur lit. Vos plans culs, vous allez vous les mettre où je pense, et j'espère qu'un jour, vous paierez. TROP BONNE TROP CONNE, profitez, ça durera pas, profitez.
Et j'espère qu'un jour, je pourrai être aussi conne que vous, et être aussi répugnante et sans scrupule.
Pauvres mecs.
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# Posté le jeudi 26 novembre 2009 14:00

Wow.

Wow.
Premières injections.
HGT comprises.
Pose et retirage de patchs, ça va c'est pas très difficile.
Prise de tension comprise, mais les ptits vieux ont des artères trop dures, alors pas évidents d'y arriver, ils sont pas très aidants.
Règlement de compte animé avec l'infirmière que j'aimais pas trop. A 7h30 du matin, ça réveille. Mais maintenant, c'est elle que je préfère.
La toilette reste l'objectif le plus difficile que j'aie à atteindre.

Mais cette dame me pose toujours problème. J'm'oblige à assister à tous ses soins, mais quand elle répète "suicidez-moi, je veux me suicider, je souffre, vous me faites du mal, mais c'est pas physique, je veux partir, laissez-moi mourir.", c'est... C'est trop.

A part ça, ma vie n'est pas trop mal ces temps ci. Elle est même super cool en fait. J'apprends tellement de choses toute la journée, j'en vois tellement aussi que je relativise tout immédiatement.

"T'étais éméchée qd tu m'as dit de venir à ta table,
Tes potes t'avaient lachés,
moi je sortais d'une baise un peu minable,
t'étais funky...
Amour batard, d'où tu m'mets à l'écart?"

Du reste, pensez ce que vous voulez, je vous enverrai gentiment valser.
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 15:39

Difficile.

Difficile.
Je savais pas que ce stage serait si difficile. Je savais pas que je retenais autant d'émotions. Je savais que j'étais aussi sensible, mais pas que ça me toucherait autant.
J'savais pas que je m'identifiais à ce point à ceux que je soigne, ou devrais soigner, je savais pas que je faisais un transfer systématique, que je me mettais automatiquement à leur place, et que mon blocage est là.
C'est tellement humiliant. Tellement rabaissant, et ils n'en ont même plu conscience, et j'ai un mal infini à accepter ça.
Un mal infini à les assister, à tolérer leur dépendance quasi totale pour tous les gestes les plus simples.
Quand tu entres dans la douche pour apprendre comment faire, que tu demandes au papi si ça le dérange que tu assistes à sa toilette et qu'il te répond "Bien sur que vous pouvez venir", et qu'il se déshabille devant toi sans pudeur, sans plu se poser de question, tout ça leur est si naturel, leur corps ne leur appartient plu, ça devient un objet que l'on nettoie.
Bien sur que non je ne doute pas un instant de ce vers quoi je tends.
Mais le chemin est si dur...
La douleur est omniprésente, et les voir résignés, se laisser manipuler comme ça, se laisser retourner dans tous les sens, se faire emmener aux toilettes, nous laisser leur baisser la culotte et les regarder faire leurs besoins...
Non, non, qu'on ne me parle plu de dignité, qu'on ne me parle plu de préservation de la pudeur, tout ça, à ce stade, est dépassé et absolument hors contexte. Et c'est ce manque d'alternative qui me bloque. Parce que c'est réducteur au point le plus haut, et je pensais ça facile quand j'en entendais parler. Mais je crois que chaque jour de stage me renvoie à moi-même, à mes plus grandes peurs, à mes plus gros problèmes et à mes limites.
Pourtant je n'ai jamais pleuré depuis que j'ai commencé. Ca m'avait d'ailleurs étonné. Et puis là, ça a été la goutte. Qu'on me demande ce que je ressentais, d'être regardée par tout le monde, et ce besoin d'être si sincère, de dire ces choses ignobles, d'avouer tout ça, et d'entendre dire que tout ça me renvoyait à mon vécu, que ce blocage ne venait pas de nulle part, qu'il fallait que je travaille sur moi, entendre tout ça, réaliser qu'effectivement, je vais devoir prendre beaucoup sur moi pour dépasser tout ça...
C'est difficile.
Et puis de toujours vouloir être à la hauteur, de savoir m'oublier moi et mon ressenti pour pouvoir les regarder dans les yeux et sourire... Ca parait pas, mais c'est une réelle épreuve pour moi.
Regarder la vieillesse et la décrépitude droit dans les yeux. Sentir la mort dans tous les couloirs, savoir qu'ils sont tous condamnés à finir leurs jours là-bas, et les entendre nous répondre "oh, les jours passent, c'est l'essentiel" à nos "ça va bien?", c'est se prendre la réalité dans la gueule.
Et j'me suis déjà trop attachée. On avait dit pas d'affect dans les relations avec le patient. Pas d'affect, Maude, pas d'affect.
Caresser la main d'une mamie sans oser la regarder dans les yeux parce qu'elle mourra dans quelques jours et que t'arrives pas à l'accepter, qu'tu rages dans ton for intérieur parce que tu trouves ça dégueulasse, que tu supportes pas de la voir dépérir jour après jour, mais que malgré tout, t'as le putain de culot de lui tenir la main et d'essayer de la rassurer en la caressant. Avec des gants.
Et elle ne bouge pas. Elle ne dit rien. Elle a mal mais est anesthésiée pour la plupart par la morphine. Elle regarde toujours le plafond, nous demande toujours d'arrêter de s'occuper d'elle, qu'on la laisse partir en paix.

Le silence d'une personne agée est insoutenable. Son regard est désarmant, et tout à coup, tu te rends compte que face au temps, t'es plu rien, et que combien finiront comme ça? A rester jour et nuit allongé, sans pouvoir bouger, couverts d'escarres, à penser tout le temps au moment où enfin, le corps lâchera.

Je lui souhaite tellement de mourir. Et j'aimerais tellement être tout près quand son temps s'arrêtera. Pour voir son dernier souffle, pour la sentir se défaire de ces horreurs, la voir se libérer de cette cage, la sentir partir sereine.
Et dire qu'elle doit nous mépriser à tant nous soucier de son hygiène, de son hydratation, tout en la laissant si seule toute la journée. Là aussi je bloque. C'est pas comme ça que je veux être. Je voudrais avoir le force de rester 10 minutes sur cette chaise, près d'elle, et de lui parler, de l'écouter surtout, savoir quelles sont les choses auxquelles on pense les derniers jours.


J'en ressortirai plus grande, c'est sur. Et tout me semble si dérisoire, dès que je sors de cette maison de retraite. Quand l'autre con derrière te klaxonne parce que ça fait 5 secondes que le feu est passé au vert. Tu te dis que putain, ça ferait du bien à certains de se calmer, et de se faire remettre les idées en place.

# Posté le lundi 23 novembre 2009 12:23

Modifié le lundi 23 novembre 2009 12:44

Dany.

Dany.
MON COPAIN.
Dany. Bah c'est Dany quoi hein, j'vais pas vous faire un dessin.
Dany, c'est... Un gros boudin qui pue du troufion quand il a ses règles.
Il aime des musiques de merde et croit que je vais les adorer.
Il est juste mon grand refuge de grand n'importe quoi.
Et genre j'peux passer une semaine de merde (au sens premier du terme même), et en vouloir à la terre entière, bah lui il est là à m'attendre les bras ouverts.
J'ai peur de peu de choses avec lui. Le plus gros risque que je cours, c'est d'être bien en fait, quand il est là.

J'suis juste super bête quand j'suis avec toi. Et super bien aussi. Mais au point que j'rigole de tout et n'importe quoi. J'suis amoureuse de ce qu'on est tous les deux, j'suis amoureuse du fait de t'avoir trouvé, j'suis amoureuse des instants où on s'fait chier et qu'du coup on passe le temps à raconter des conneries et à faire n'importe quoi. Comme des gosses. Ouais, on est des vrais gamins.
Mais j'avais toujours rêvé avoir un ami comme ça. Qui décroche son téléphone quand je l'appelle alors que je suis 5m derrière lui. A me cacher derrière les lampadaires. Le seul qui sait décrypter mes "bizoux, bonne soirée..." et à me détester et m'insulter les 10mn d'après, pour qu'au final trois jours après on recommence à déconner comme des mômes sur des aneries du ras des paquerettes. A être pliée de rire rien qu'en le regardant. Le genre de copain qui t'énerve tout le temps mais que putain t'en redemande sans arrêt. Le genre de copain introuvable et unique.
Le seul à qui je peux raconter absolument tout sur tout, qui va être mort de rire juste parce que j'ai dit "capote" un peu trop fort et qu'ya "vlà l'monde autour".
"Nan mais t'inquiète pas, elles sont pas toutes comme ça mes copines hein!"
Bah j'espère bien qu'moi aussi j'suis unique pour toi quand même, même si je suis pas THE ONE ;) .
J'dis pas qu'nous deux c'est pour la vie, mais putain, tu sais à quel point j'voudrais pouvoir avoir la certitude que si, toute ma vie, tu seras près de moi.
Suffit pas d'grand chose finalement dans une vie.
Quelques vrais amis. Une famille en or. Des passions qui te prennent les tripes. Et là, c'est la joie assurée.
Et le truc cool, c'est que moi, j'ai tout ça.
Désolée pour Romain, mais t'es l'homme de ma vie.
Et envoie moi nos photos, que j'me les imprime pour nous mettre au dessus de mon lit.
Notre amitié veille sur nous. J'espère que t'es au courant que je t'aime, quand même.
Puis si j'étais pas si chiante, et toi moins débile, bah trou d'bal quoi.

# Posté le samedi 21 novembre 2009 16:53

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 11:18

"Tu me donnes des cours de séduction?"

"Tu me donnes des cours de séduction?"
Je vais retourner voir un psy.
Je vais prendre des cours d'humour.
Je vais apprendre à prendre de la distance avant d'attendre d'avoir mal pour le faire.
Je veux devenir incontournable.


"Mais Maude, tu ressembles tellement à une poupée, comment tu arrives à ne pas avoir le monde entier à tes pieds? T'as tout, t'es magnifique, tellement douce, tellement gentille, je comprends pas!
-T'as qu'à m'filer les mecs que tu as en trop.
-Rohh, arrête, moi j'en peux plu!
-Et moi j'en peux plu de me tromper tout le temps sur ceux que j'aime :( .
-Protège-toi, ils méritent pas que tu aies mal.
-...
Tu me donnes des cours de séduction?
-Haaan, arrêête!
-Nan, j'suis sérieuse, tu prendrais combien de l'heure? On commence maintenant? Tu me trouves un mec bien? J'en ai ma claque des blonds, j'veux qu'tu m'trouves un beau métisse, qui m'traite comme une princesse.
-Prends de la distance, et laisse rien t'atteindre. C'est l'inaccessible qu'ils aiment.
-J'le suis. Mais quand j'suis avec une personne, après, j'suis entièrement à elle, et j'peux pas aimer à moitié.
-Je sais bien.
-Apprends-moi ce que tu sais.
-D'accord. Dis-moi quand on se fait une soirée, tu vas voir un peu, ils seront tous à tes basks, les lascards."

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 14:00

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 16:05

Savoir sourire A une inconnue qui passe N'en garder aucune trace Sinon celle du plaisir Savoir aimer Sans rien attendre en retour Ni espoir ni grand amour Pas même l'espoir d'être aimé Refrain: Mais savoir donner Donner sans reprendre Ne rien faire qu'apprendre Apprendre à aimer Aimer sans attendre Aimer à tout prendre Apprendre à sourire Rien que pour le geste Sans vouloir le reste Et apprendre à vivre Et s'en aller Savoir attendre Goûter à ce plein bonheur Qu'on vous donne comme par erreur Tant on ne l'attendait plus Se voir y croire Pour tromper la peur du vide Ancrée comme autaant de rides Qui ternissent les miroirs Refrain Savoir souffrir En silence sans murmure Ni défense ni armure Souffrir à vouloir mourir Et se relever Comme on renaît de ses cendres Avec tant d'amour à revendre Qu'on tire un trait sur le passé Refrain Apprendre à rêver A rêver pour deux Rien qu'en fermant les yeux Et savoir donner Donner sans rature Ni demi-mesure Apprendre à rester Vouloir jusqu'au bout Rester malgré tout Apprendre à aimer Et s'en aller

Savoir sourire A une inconnue qui passe N'en garder aucune trace Sinon celle du plaisir Savoir aimer Sans rien attendre en retour Ni espoir ni grand amour Pas même l'espoir d'être aimé Refrain: Mais savoir donner Donner sans reprendre Ne rien faire qu'apprendre Apprendre à aimer Aimer sans attendre Aimer à tout prendre Apprendre à sourire Rien que pour le geste Sans vouloir le reste Et apprendre à vivre Et s'en aller Savoir attendre Goûter à ce plein bonheur Qu'on vous donne comme par erreur Tant on ne l'attendait plus Se voir y croire Pour tromper la peur du vide Ancrée comme autaant de rides Qui ternissent les miroirs Refrain Savoir souffrir En silence sans murmure Ni défense ni armure Souffrir à vouloir mourir Et se relever Comme on renaît de ses cendres Avec tant d'amour à revendre Qu'on tire un trait sur le passé Refrain Apprendre à rêver A rêver pour deux Rien qu'en fermant les yeux Et savoir donner Donner sans rature Ni demi-mesure Apprendre à rester Vouloir jusqu'au bout Rester malgré tout Apprendre à aimer Et s'en aller
Savoir sourire
A une inconnue qui passe
N'en garder aucune trace
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour
Ni espoir ni grand amour
Pas même l'espoir d'être aimé

Mais savoir donner
Donner sans reprendre
Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer
Aimer sans attendre
Aimer à tout prendre
Apprendre à sourire
Rien que pour le geste
Sans vouloir le reste
Et apprendre à vivre
Et s'en aller
Savoir attendre
Goûter à ce plein bonheur
Qu'on vous donne comme par erreur
Tant on ne l'attendait plus
Se voir y croire
Pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autaant de rides
Qui ternissent les miroirs

Savoir souffrir
En silence sans murmure
Ni défense ni armure
Souffrir à vouloir mourir
Et se relever
Comme on renaît de ses cendres
Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé

Apprendre à rêver
A rêver pour deux
Rien qu'en fermant les yeux
Et savoir donner
Donner sans rature
Ni demi-mesure
Apprendre à rester
Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout
Apprendre à aimer
Et s'en aller


Je vis une période clé de ma vie en ce moment. Je le sens. C'est pour ça que c'est si difficile, et tellement éprouvant. J'suis en train d'apprendre, en train de tout remettre en question, en train de revoir mes priorités. Ce métier est décidément le plus beau de tous. Le plus terrible aussi. Mais j'y ai ma place, maintenant, je le sais, c'est clair.
J'suis sur la bonne voie.
La voie de l'oubli de soi. Et ça, ça me fait un bien monstrueux, de ne plus avoir le temps de penser à autre chose qu'aux personnes de mon entourage immédiat.
Plu de chagrin d'amour, plu de petite peine, parce que tout ça, si vous pouviez comprendre comme c'est peu, malgré l'immense importance que ça avait, comparé à ce que je vois toute la journée.
APPRENDRE A RESTER, VOULOIR JUSQU'AU BOUT, RESTER MALGRE TOUT.
Vous pouvez tous être surs que je resterai.
Parce que c'est une victoire sur moi-même, d'être plongée au coeur de ma plus grande peur, de ma plus grande hantise, de ce qui m'effraie le plus au monde; la détresse, le manque de temps, l'impuissance.

J'ai hâte de retrouver ses bras. Hâte d'être choyée, de me reposer, de me laisser aller. De réanimer notre flamme.
J'ai hâte de le toucher, de lui sauter au cou, de l'aimer, hâte de pas pouvoir dormir à cause de lui, hâte d'entendre son rire de tombeur, hâte de l'écouter raconter toutes ses histoires. Hâte de me reposer près de lui. Hâte, hâte d'avoir mon homme, hâte d'avoir la tête au calme, hâte d'être bien.
Et hâte aussi, de faire une croix sur certaines choses. Et d'autres personnes.
J'attends le Noël de mes lendemains. J'attends de le voir s'endormir paisiblement dans mes bras, et de me réveiller dans les siens.
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 15:40

Marre. Ma période de relativisme est révolue. Et là, me faites pas chier, parce que c'est des claques qui vont vous tomber dessus sans que vous les voyez venir.

Marre. Ma période de relativisme est révolue. Et là, me faites pas chier, parce que c'est des claques qui vont vous tomber dessus sans que vous les voyez venir.

Cher Monsieur et Chère Madame Tout le Monde.


"Tu regardes ce que tu es dans le regard des autres, et c'est normal que tu sois déçue."
J'en ai marre de devoir me supporter. Mais ça en devient insupportable.
Et puis ce stage me déprime, j'suis en face d'une réalité qui, encore une fois, m'insupporte, ces personnes sont déjà mortes bordel, pourquoi on les soigne pour qu'elles restent malheureuses encore des années et des années à s'ennuyer et à être sous antidépresseurs? Je passe mes journées dans un mouroir, où ils sont fous ou tellement vieux qu'ils ont même oublié comment prononcer un "bonjour", comment sourire, ils ont un visage tellement ridé qu'ils n'ont plus aucune expression, et ils s'ennuient tellement qu'ils jouent de la peur que j'éprouve en les voyant.
Ca fait des semaines que j'essaie de fonctionner comme si tout allait bien, comme si tout ça, ça mfaisait rien, comme si j'étais légère, de voir tout le positif. Et finalement tout mretombe dessus, et merde merde.
"Tu crois que je suis quelqu'un de bien?
-Au fond, ouais, mais t'as un énorme problème.
-Raconte-moi!
-T'as un très très très, mais tellement trop grand problème de confiance en toi qu'ça t'handicape."
Trop fort.

J'en ai marre de toujours m'épier, de toujours me regarder avec des yeux autres que les miens, et de me juger à la place des autres, de toujours, toujours, toujours, sans arrêt, me rabaisser et me demander, où que je sois, "mais bordel Maude, qu'est-ce que tu fous là?".
Elle est où ma place à moi, hein?

C'est quoi ces épreuves à la con, c'est quoi tout ce bordel en ce moment, j'suis censée comprendre quoi à la fin, merde?

J'en ai marre de jouer la fille forte et sans faille, et j'me fatigue pour rien parce que je fais mal illusion.

Je m'interdisais de me repencher sur la question, je censurais ma conscience, et j'prenais les choses avec légèreté, juste comme une enfant qui rien n'inquiète, juste pour la belle image que ça me faisait avoir de moi-même.
Mais qui je suis vraiment?
Qui je mérite, qu'est-ce que je mérite, pourquoi j'en suis là, pourquoi j'suis comme ça?
ON AVAIT DIT STOP AVEC LES QUESTIONS EXISTENTIELLES.
J'avais réussi. Mais j'ai replongé. Comme j'ai replongé à cause de cette connerie qu'on a faite. Ca m'rend mal, et j'regrette sans regretter. On était deux dans la bêtise, et deux à vouloir aller jusqu'au bout de la bêtise. Et j'étais heureuse d'être "aimée" pour une nuit.

Mais j'en ai ras les baskets de survivre sur des illusions que je me fabrique seule. Que j'aide, par dessus le marché, les autres, à bâtir avec moi sans qu'ils s'en aperçoivent.

J'suis harcelée par mes souvenirs, par trop d'émotions, par trop de répression, harcelée par le contact au monde, aux autres, à tout ce qui m'est extérieur.
J'comprends plus rien.
Et là, j'suis beaucoup trop perdue, j'ai sauté en l'air pour mieux retomber. Je sais pas quand je rebondirai, j'en sais rien, mais je veux plu entendre personne se plaindre, je veux plu entendre râler parce que Mme a un "encombrement, comme si elle fumait", plu entendre des "oohhh, j'en ai marre, j'ai la crève", plu entendre des "j'en peux plu d'me lever si tôt", plu voir des gens arrêter des études parce qu'ils trouvent ça trop dur alors que putain ils en sont capables mais trop FAIGNANTS, plu entendre des conneries qui ne sont même pas ENTENDABLES et qui sont pourtant REPETEES, et c'est ça le plus dramatique, les conneries de problèmes de couple de mes deux. Bordel mais vous comprenez pas qu'ya des choses tellement simples à gérer? Tellement simples à régler? Vous voyez pas qu'vous avez les cartes entre les mains, nan, vous les voyez pas vos PUTAINS DE CHOIX?

Et j'm'en veux à moi pour tout ce que j'entends toute la journée, tout ce que je fais dire aux gens, tout ce que je veux voir sortir de leur bouche. Ca m'épuise, et ça m'fait perdre confiance en la nature humaine.

Je perds confiance en l'homme, je méprise les femmes, je désire les deux, j'veux tous nous voir disparaitre. J'veux croire qu'en la plongée, et ya que ça en quoi je puisse croire, et putain qu'on ne m'enlève jamais ça.

Vous savez, j'suis peut-être instable. Mais j'sais faire la part des choses quand même.
L'amour, c'est comme la passion.
Eux, ils ne sont peut-être pas aussi essentiels que la plongée, du moins ça ressemble à de la passion quand même, au vu de tous les moyens que je me donne pour y arriver. Et tous les compromis que je suis capable de faire pour ne surtout pas perdre ça.
On me retire la plongée, j'ai plu de rêve, plu de touche ESCAPE, plu de monde secret et uniquement parfait. On me vole mes amours, on m'en prive, et c'est toute ma confiance qui flanche et qui se fait piétiner à chaque quart d'heure.

Diagnostic, Docteur?
Un Placebo, oui, c'est bien ce que je pensais.

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# Posté le mardi 17 novembre 2009 14:06

Modifié le mardi 17 novembre 2009 14:20

Now.

Now.
"Tu es superbe".
Oui, mais profondément seule. Et quand j'croise des filles communes, banales, et mariées, j'arrive pas à me projeter dans cet avenir là.
J'ai pas été conçue pour être aimée. J'ai pas été fabriquée pour faire tourner les têtes, juste pour vous les faire lever.
Et pourquoi les filles qui ne sont franchement pas des lumières ont, elle, ce que je convoite le plus? Comment peut-on tomber amoureux de filles pareilles?
J'voudrais qu'on m'explique. Même si ça restera toujours irrecevable. Inconcevable.
J'suis pas jalouse des gens. J'suis jalouse de ce que ressentent les gens pour d'autres personnes que moi. J'suis jalouse de ces relations que je n'ai pas, que je n'arrive pas à construire, que je n'arrive pas à mener à long et à bon terme.
Ce n'est certainement pas un problème de maturité.
Je ne sais pas précisément où il se situe, ce problème. Je sais juste qu'il m'enveloppe. Les gens m'énervent. Tout le monde m'énerve, à terme, parce que j'trouve jamais assez à bouffer en eux, et personne ne me gave de ce dont j'ai besoin en intraveineuse 24/24.
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# Posté le lundi 16 novembre 2009 16:10

Chupee.

Chupee.
banane_a_slip@hotmail.fr


















Il faut arrêter de réfléchir en terme de "on doit". Mieux vaut raisonner en fonction de ce qui nous fait vraiment envie et nous attire

Arrêter deux minutes de penser à la peur, et se laisser vivre.



















Message sous entendu pour qui comprendra.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 05:30

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:47

Missing something new. Something's feeling stupid 'bout you, kind of incredible, just can't take it that way. Can't take it, can't stand to start again.

Missing something new. Something's feeling stupid 'bout you, kind of incredible, just can't take it that way. Can't take it, can't stand to start again.
J'ai la cervelle en ébullition.

Je ne supporte plus les filles. Je ne peux plus les voir en peinture.
Non, je ne peux plus les entendre respirer, ni les imaginer parler de choses vides et sans importance, ni les voir sourire, ni les voir me haïr, ni les voir chuchoter et torturer toutes ces hormones masculines. Je voudrais qu'elles meurent. Je voudrais qu'elles périssent.
Qu'elles arrêtent de polluer mon atmosphère.
Bordel ça me reprend. Le monde devient fou, ou c'est moi qui tourne dingue?
Quand je regarde autour, je ne vois que des gens neutres. Qui se laissent vivre. Qui n'ont aucune passion, et peut-être ont-ils beaucoup de conversation et beaucoup d'humour, toujours est-il qu'ils ne vivent que par obligation.
Ca me brûle de vous regarder droit dans les yeux. De sourire quand j'y décèle quelque chose d'intéressant. Ca me brûle d'être vraie, ça me tue d'être entière, n'empêche que nan, nan, nan et nan, jamais je ne ferai partie de celles qui consomment sans s'attacher. Ca me brûle de demander aux gens QUI ils sont, d'entendre leurs secrets les plus intimes, de les voir pleurer lorsqu'ils réalisent que parler d'eux les oblige à se faire face. Ca me brûle de sentir les choses, de ressentir, de m'accrocher à en faire mal, de mordre, griffer, toucher, d'embrasser, j'ai besoin de vie, j'ai besoin de vie.
J'voudrais qu'les gens prennent conscience de ce qu'ils ressentent. Qu'ils différencient les choses.
J'aime pas qu'on confonde l'amour avec le reste.
Mais mon analyse est faite.
Il n'y a pas d'appel, je n'ai pas d'appel, le message est passé, aucun message ne m'est arrivé.

J'ai la peau douce, j'ai passé une heure à me faire coucouner. Et ça fait un bien de fou, que quelqu'un s'occupe de moi et me donne sans que j'ai à me démener en retour.
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 16:53