Maxime. Julien. Luigi. Sylvain. A être seule depuis quelques mois, je prends le temps de m'affirmer et de faire la part des choses. J'apprends tellement en vous observant, vous et vos comportements. J'aurais aimé être un satellite. (A toutes mes conquêtes. A tous ceux qui m'ont concquise. J'vous aime, mais bordel ce que vous pouvez m'agacer.)

Maxime. Julien. Luigi. Sylvain. A être seule depuis quelques mois, je prends le temps de m'affirmer et de faire la part des choses. J'apprends tellement en vous observant, vous et vos comportements. J'aurais aimé être un satellite. (A toutes mes conquêtes. A tous ceux qui m'ont concquise. J'vous aime, mais bordel ce que vous pouvez m'agacer.)

-C'est une fille comme toi que je cherche.
-Je veux construire quelque chose avec toi.
-Je t'ai aimée.
-[...] t'oublier, même si c'est presque impossible. (presque)
-Je tiens beaucoup à toi.
-Tu me manques.
-Bah nan, des comme toi, yen a pas deux.
-J't'adore.
-Je tiens à toi.
-Je tiens à toi.
-Je tiens à toi.
-Je vois pas pourquoi je me foutrais de ta gueule.
-Je ne te mérite pas.

J'en passe, j'me rappelle même plu de tout.

Apprendre à distinguer le mensonge de la vérité. Quand une phrase sonne faux, elle ne peut pas être entièrement vraie. Elle est polluée de condescendance, d'une politesse irrévérencieuse, presque absurde et incroyablement violente. Nocive. Je hais les gens qui parlent constamment de cette façon. En croyant, à tort, que rien ne transparaitra. Je hais cette hypocrisie déguisée sous des airs de bienveillance.
Juste pour éviter de culpabiliser.
C'est lamentable, et pourtant, c'est moi qui ai honte pour ces personnes. Elles n'ont pas dû être mises au courant que moi aussi, j'étais équipée d'un cerveau. Ce n'est pas moi la calamité, à vous interpréter comme ça. C'est vous, de ne pas saisir l'étendue des foutaises que vous balancez gratuitement et à gorge déployée.
Mais est-ce que vous vous penchez, juste un instant, parfois, sur ce qu'il vous arrive de pondre comme bêtises?
Au final, c'est peut-être moi qui pâtis de vos grands discours, peut-être moi qui me casse les oreilles à essayer d'écouter et de comprendre quelque chose dans ce larsen. Mais quelque chose me différencie de vous, pourtant, je crois.
C'est que j'ai des sentiments purs, qu'ils ne me font pas peur, et qu'être amoureuse et perdre le contrôle de m'effraie pas; par dessus le marché, je ne glisse pas entre deux hésitations de timides mots d'affection (à peine spontanés, qui plus est); je ne me déculpabilise pas par des accusations injustifiées et insensées.
Et dites-le vous bien; OUI je préfère qu'on m'oublie, plutôt que d'avoir à supporter et à accepter vos conneries de sentiments.
Et le jour où l'un fera déborder le vase, tout le monde paiera. La vengeance est l'arme des imbéciles, mais je suis prête à me mettre à votre niveau si ça peut vous remettre les idées au clair. Et je crois qu'il n'y a que ça qui fonctionne. Vous avez besoin de vous prendre des baffes dans la gueule, et croyez-moi, j'ai les armes qu'il faut pour vous mettre à terre, et vos propres coups de pute paraitront minimes à côté de ceux dont je vous ferai l'honneur.

Taisez-vous, vous rendrez service à tout le monde.
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# Posté le lundi 14 décembre 2009 15:33

Modifié le mardi 15 décembre 2009 11:30

Cette thuriféraire-là.

Cette thuriféraire-là.
Elle m'énerve sous ses petits airs d'innocente.
Une chose est sure, c'est qu'elle ne mange ni la Beauté ni la délicatesse en confiture. Banale et fondamentalement stupide. Outrecuidante. Bien trop pour que je puisse sincèrement la respecter.
Elle est fausse. A un caractère de poissonnière et fait passer ça pour de la personnalité. Alors qu'elle est vide d'intérêt, et que ça pue à 150km à la ronde. Elle n'a aucune fierté.
Et pourtant, cette fille là a ce qu'elle veut. C'est tellement simple de manipuler les plus fragiles que soi. Tellement facile d'obtenir victoire quand son propre jeu est déjà bien avancé. Tellement simple de se faire passer pour la victime, la pauvre petite copine innocente qui regrette ses conneries et qui fait les yeux doux en déployant des mots d'amour ahurissants, pour se faire pardonner. Arrogante.
Et pourtant, pour moi, cette fille ne sera jamais admirable.
Je lui pardonne de ne pas avoir inventé la poudre.
Mais elle restera à mes yeux et pour toujours, une truculente raclure.
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# Posté le samedi 12 décembre 2009 09:50

Modifié le samedi 12 décembre 2009 17:09

Ca, ce sont des moments purs. Ceux pour quoi je vis.

Ca, ce sont des moments purs. Ceux pour quoi je vis.
"Maude? Tu vas aller prendre la tension de la dame là-bas, j'ai pas le temps de le faire.
-Laquelle?
-Celle qui dort, devant la télé.
-Elle va pas me taper?
-Nan, normalement c'est une gentille dame."
Je vais donc la voir avec précautions.
"Madame... Il faut vous réveiller, j'ai besoin de prendre votre tension! Ca va prendre 5 minutes, après vous serez tranquille."
Je lui retire toutes ses couches de pull pour pouvoir mettre le brassard.
Et pendant que j'écoute son coeur battre, elle me regarde... Et puis lève une main, et touche mes cheveux avec un petit sourire. Elle entournicotte mes boucles du bout des doigts.
"Oui, vous avez vu, j'ai les cheveux tous frisés à cause de la pluie, c'est rigolo non?
-Vous êtes belle... Oui, vous avez plein de boucles, plein de boucles..." Elle continuait de me caresser les cheveux, jusqu'à ce que je finisse.

Et puis aux Nétumières, quand je me fais insulter de Salope parce que l'autre nouille de mamie en a ma claque de manger de la purée midi et soir, une autre petite dame s'en va de table et me pose la main sur l'épaule en me disant "Bonne après midi Maude".
Pendant la douche, Mme R. qui savourait de ne m'avoir que pour elle. En me réclamant de la crème sur les jambes, en appréciant le massage que je lui ai fait et le temps fou que je lui ai consacré.

Non, je ne peux pas prendre une personne en soin. Il y en a trop avec qui je veux passer du temps pour pouvoir me consacrer à une seule et unique personne.

Et Mme O., la grande psychotique de la Maison, m'a prise par la main très fort et a pleuré contre mon bras, en répétant "je veux pas y retourner, dis-leur, toi! Je veux pas y retourner!"

Mr B. qui fait le clown avec moi, quand on passe des minutes entières à se taper dans les mains, et quand il vient me voir avec le pantalon trempé et que ça nous fait mourir de rire tous les deux.

Sab qui m'oblige à me poser déjeuner avant de l'aider. Elo qui vient me voir, sachant que je ne mange plu le midi, et qui me demande "tu veux que je te garde une escalope? "Sab qui me prépare un petit repas, qu'elle me laisse sur le comptoir.

J'suis tellement fière de mon parcours. Tellement heureuse de savoir que c'est ici ma place. Tellement heureuse de savoir que je me démènerai pour ce métier.
Je suis d'une patience infinie. Je ne le savais pas. Mais évaluez un peu le truc: donner à manger à la cuiller à une mamie qui à la base a un mauvais caractère, qui en plus de veut pas manger, et qui pendant l'heure entière où vous essayez de la faire manger, vous traite de salope, vous et votre saloperie de purée. "Bon Dieu d'Bon Dieu d'Bon Dieu, j'en veux point d'vos ptits suisses, ouvrez la bouche, c'est tout c'que vous savez dire, Bon Dieu fichez moi la paix, j'en veux point d'votre purée." Quand elle ouvre la bouche 30 secondes plus tard en attendant que vous la lui remplissiez, et quand ça vient finalement pas assez vite, elle hurle AALLLLEZZZZZ!, et recommence ensuite à jurer contre vous et votre putain de purée.

C'est quelque chose.
Mais ça me fait rire.
Foutus caractères là-dedans.
C'est exactement ce qu'il me faut =D.

Et Maman qui n'en revient jamais de me voir me métamorphoser de semaine en semaine. "Ce stage t'aura évité15 ans de psychanalyse. Moi qui avais peur que tu abandonnes, toi et tes airs de petite précieuse bourgeoise... Accroche-toi Maude, t'as la chance de pas être comme tous les autres, et de savoir où tu dois être. Tu as ta place maintenant. Et je te sens renaître."
C'est dur. Mais c'est au moins ce qu'il me faut.

Si elle savait.
Il me fallait de toute façon un métier passionnant.
Et j'ai enfin trouvé le milieu où on peut donner sans fin.
J'apprends la vie. Et j'en parle tellement mal. Mais les vieilles personnes sont fabuleuses.
J'ai confiance maintenant. Et je prends certaines choses en mains, en en laissant beaucoup d'autres de côté. Adviendra que pourra, j'm'en fous désormais. J'garde que l'essentiel. Le reste et les autres suivront. Ou pas.
Mais ça n'est plus un problème. Plu le mien, en tout cas.
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# Posté le mercredi 09 décembre 2009 09:50

Modifié le mercredi 09 décembre 2009 10:17

TENTATION.

TENTATION.
"Si tu doutes de toutes mes paroles, je ferai tout ce que je peux pour t'oublier. Même si c'est presque impossible."

Impossible de m'oublier? Ca raisonne dans ma tête. Il ne peut pas m'oublier? Donc il pense à moi? Donc j'ai réellement été quelqu'un d'à part? Donc j'ai vraiment compté? Donc il ne m'oublie pas?
Impossible de m'oublier? Pourquoi?
Impossible de m'oublier? J'déteste le reste de son message, mais cette phrase là me fascine. J'pourrais trop en dire. J'ai trop à en dire.
Soulagée aussi. Parce que son agressivité soudaine et son allusion à ma méfiance (hors contexte) sous-entendent que tout ça l'énerve peut-être? Qu'il vit peut-être mal, lui aussi, d'être si loin de moi? Qu'il m'en veut de croire qu'il peut m'oublier, alors qu'il m'avait regardée dans les yeux . A ce moment là, quand je lui ai hurlé que j'étais qu'une fille de vacances, et que c'était dégueulasse, que j'voulais pas ça, quand j'lui avais gueulé que c'était pas juste, que tout ça, c'était pas pour rien, et qu'il me regardait m'énerver et revenir en courant me blottir dans ses bras, il m'a décollée de son cou et m'a regardée. Il avait soupiré, exaspéré que je puisse penser ça, triste que je sois persuadée de ne pas compter pour lui. Il m'avait juste répondu "Tu seras jamais qu'une fille de vacances. Nan."
Mais moi j'en veux au monde entier, j'en veux au monde entier qu'on soit bloqués là. Que rien n'avance, parce que pour l'instant, il n'y a rien à faire avancer. J'en veux au monde entier de pas savoir comment faire. De pas trouver la solution. J'en veux à ceux qui se plaignent alors qu'ils sont avec celui ou celle qu'il/elle aime. Bon sang, taisez-vous!
J'veux mon pompier, j'veux que ça, j'pense qu'à ça. J'veux que ses bras à lui, j'veux que son amour à lui. J'veux l'voir bordel, j'veux le regarder dormir et veiller, j'veux être sa louve protégée qui le protège quand il baisse la garde. J'veux être la sienne. J'veux être à lui, j'veux qu'il redevienne ma liberté. J'veux qu'il arrête de me manquer. J'veux redevenir fragile, et il n'y a que dans ses bras que je puisse vraiment l'être. J'veux cette sécurité, j'veux cet apaisement, j'veux ses yeux bienveillants, sa tendresse enveloppante.
Maxime, j'te déteste d'avoir une vie si parfaitement remplie. J'te déteste de jamais avoir de temps pour toi. J'te déteste de penser à moi et de pas me consacrer ce temps là pour de vrai.
J'veux retourner au 24 Août 2009. J'veux revivre cette magie, j'veux que tu me réapprennes tout, j'veux que tu recommences tout, j'veux que tu me prennes encore la main et que tu m'emmènes loin au fond de l'eau. J'veux que tu m'embrasses encore à 25mètres dans le Grand Bleu. J'veux que tu me ramènes encore tous les yeux de Ste Lucie que tu trouves au fond. J'veux qu'tu m'rebalances à l'eau, j'veux qu'tu m'interdises de t'approcher à moins d'un mètre de toi pendant que tu te douches, j'veux rire encore de te voir si serré dans ton maillot de bain dès que je suis à côté de toi. J'veux partager encore mon panini Nutella avec toi. J'veux que tu sois là pour finir mes repas. J'veux qu'tu sois là pour me tenir passionnément la main, j'veux qu'on nous regarde encore avec envie, j'veux retrouver cette joie profonde et pure que j'éprouvais quand d'autres garçons me regardaient et que tu me câlinais. J'veux revivre en boucle le moment de notre premier vrai bisou. J'veux t'attraper encore une fois comme ça, t'embrasser sans que tu t'y attendes, et voir ton air agréablement très surpris. J'veux continuer ce jeu sensuel, cette manière de toujours être ailleurs, de se regarder de loin, de savoir à quel point on désire l'autre, les efforts qu'on fait pour se retenir, et ne rien montrer aux autres, tout ça pour décupler l'envie de se toucher de nouveau, cinq minutes après. Se retrouver comme après une longue absence. Et puis toujours faire le minimum pour mieux en profiter plus tard.
J'veux frissonner encore à l'unisson avec toi. J'veux jamais que ça s'arrête. Jamais. C'est trop bon, fondamentalement parlant, pour que ça cesse un jour.

J'nous interdis de nous bouffer l'existence comme ça, à cause de la rancoeur qu'on éprouve à ne pas pouvoir être ensemble. J'nous interdis de marcher sur ce qu'on a construit avec tant de splendeur.


J'arrête jamais. J'veux toujours ce que je n'ai pas. Et ce que j'ai, j'le lâche.

J'essaie de le convaincre qu'il peut m'oublier.
Mais qui sait? Qui dit qu'il ne voudrait pas revenir à notre petite bulle de Bonheur? Qui dit qu'il ne s'en mord pas les doigts, de m'avoir déçue?
Qui dit qu'il ne m'aime pas?
Il ne dit pas qu'il m'aime. Mais il ne dit jamais l'essentiel si facilement.
Le fait est que Maxime, j'ai décrété que ce serait lui, ma plus belle histoire.
Et je me jure que c'est vrai, et que ça continuera de l'être.
Même si c'est très dur.
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# Posté le mardi 08 décembre 2009 11:24

Hey hey_

Hey hey_
And there's nothing else I can say.

# Posté le lundi 07 décembre 2009 14:46

(On va t'aimer sans fin. On va t'aimer SANS FOND.) Oh bad.

(On va t'aimer sans fin. On va t'aimer SANS FOND.) Oh bad.
Quelqu'un me manque.
Je ne sais pas qui.
Mais ce soir, je me sens vide. Vide et seule. J'aime pas revenir à mes questions existentielles.
J'aime pas ça.
J'aime pas douter. Et j'ai pas la patience d'attendre une solution. Pas la patience d'attendre quelqu'un. J'ai envie de pendre tous les mecs.
Ca n'a pas d'importance.
Ca n'a plus d'importance.

Rien de grave.
Maude et ses états d'âme, Maude et ses histoires de coeur, Maude et ses amours ratées, Maude et ses histoires capillo-tractées. Maude et son regard triste au sourire bruyant.
Maude et sa beauté secrète, Maude et ses réussites cachées, Maude et ses pas de souris en avant dans la vie, Maude balancée dans des bras qui la repoussent, Maude et ses sentiments trop forts qu'elle ne sait plus contrôler, Maude et son incompréhension constante, Maude et ses allures de fille forte, Maude et ses cheveux en bataille, Maude et son style négligé, Maude et son instabilité, Maude et ses principes, Maude et ses limites toujours repoussées, Maude et son insatisfaction éternelle, Maude et ses questions étouffantes, Maude et ses peurs, Maude et son courage ignoré, Maude et son téléphone qui n'affiche jamais de message de ceux qu'elle veut quand elle veut. Maude et ses longues mains de pianiste, Maude et sa douceur qui la trahit, Maude et sa dangereuse intégrité, Maude et sa volonté. Maude et ses bonnes actions.
Maude et son silence.
Maude et ses larmes.
Maude et sa tête d'enfant, Maude et son sourire méfiant, Maude et ses yeux qui dévorent, Maude et ses passions.
Elle n'arrive même pas à râter ses échecs.
Elle ne sait même plus à qui parler. Elle ne sait plus qui aimer.
Elle ne sait plus trouver sa place, puisqu'elle est toujours à cloche pieds quelque part, entre deux quelqu'uns, ou trois, entre deux endroits. Elle ne sait plus choisir, et elle croit encore que rire peut aider à tout réparer.

Mais beaucoup n'ont pas la sensibilité de Mademoiselle, et beaucoup se fichent de l'importance des sourires qu'elle distribue et dédie avec beaucoup d'attention.
Mademoiselle est juste une ombre, une ombre hurlant de la tendresse, réclamant de l'amour à tout va, Mademoiselle sait aimer, mais ne sait pas garder celui qu'elle aime.
Et Mademoiselle, ce soir, voudrait des bras dans lesquels pleurer, des lèvres à effleurer, une peau à sentir, une chaleur qui lui tienne chaud.
Et Mademoiselle, ce soir, est bien seule dans sa chambre encore mal rangée.
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# Posté le dimanche 06 décembre 2009 15:19

Modifié le lundi 07 décembre 2009 12:00

Il était beau, là, assis en face de moi, avec ses yeux du désert.

Il était beau, là, assis en face de moi, avec ses yeux du désert.
Il était beau, là, assis en face de moi, avec ses yeux du désert.
J'avais envie de lui redire qu'il est magnifique. Mais je me suis contentée de le dévorer des yeux, et de l'écouter parler.
Aucune idée d'où je vais. Aucune idée de ce qu'on va donner. De ce qu'il pense de moi.
Mais il est neuf, et ça, ça me plait.
Un quelqu'un à ajouter à mon tableau de chasse.

Sinon, je ne sais pas comment ni par quel miracle je tiens encore debout. J'ai rarement été si fatiguée.
Mais ils me font rire là-bas.
Mr B. qui m'appelle "mon p'tit chat" systématiquement maintenant. Et tout à l'heure, il me dit "mon p'tit chat, viens voir." Je vais le voir... Il me montre le bas de sa cuisse en rigolant et me disant de toucher son pantalon. Je palpe, en croyant qu'il aurait une bosse ou un endroit qui lui faisait mal, je sens rien... Et cette andouille m'attrape la main et me la colle contre son pantalon... Là, illumination: pantalon trempé. J'hurle "ahhhhhhhhhhhhhhh mais vous avez fait pipi dans votre pantalonnnnnnnn!" . Tout le monde explose de rire. "Bon Mr, allez venez dans votre chambre, on va vous mettre un pantalon et un slip secs, vous allez pas rester trempé comme ça."
Et c'est à ce moment là seulement que je tilte qu'il va peut-être falloir le laver. Obligée de le faire, j'suis toute seule. BON BON BON... "Allez Mr B., retirez votre pantalon, votre chemise et votre slip, on va aller vous nettoyer dans la salle de bain."
C'est quand je lui fais sa petite toilette que j'me parle toute seule en riant: "rohh la vache, ça rétrécit avec le temps!" . Il se plie de rire. Mauude, pas SORTABLE. Ca l'fait rire d'avoir un p'tit zizi, et mois j'suis morte de rire par terre à essayer de le laver.
Que d'émotions les enfants, que d'émotions.
Avec l'autre petite vieille qui peut pas m'encadrer et que je méprise jusqu'au bout des orteils, qui m'a virée de sa chambre en me parlant comme à un chien. J'suis sortie morte de rire à tel point qu'elle m'énervait.
Bref. Je les aime bien, même s'ils me font des pets de 4 secondes alors que je leur lave les fesses en même temps.

Il veut me prendre en photo. J'ai ce côté glamour provoquant qu'il recherche et qu'il juge "très rare".
"En fait c est le contraste entre ton coté naturelle , sincère , spontané et le coté provocatrice qui me tente. Je trouve tes photos très subtiles car toujours a la limite entre le trop sexy et le pas assez"

Et moi, j'veux Iven.
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# Posté le jeudi 03 décembre 2009 11:21

C'est drôle.

C'est drôle.
C'est drôle. Je regarde les photos de cet été. Et ces photos sont juste les plus belles du monde. Elles me rappellent le Bonheur, je sens encore ce soleil me brûler les yeux, j'sens encore sa peau sous mes doigts. J'entends encore son rire, je le vois encore faire le beau pour m'impressionner. Je sens encore ses larmes dans mon cou, je sens encore son souffle sur mes joues. Notre "amour" était presque palpable. Mais peut-être trop beau pour pouvoir durer. C'est vrai que c'était au dessus de tout, qu'il surpassait facilement tout ce à quoi je pouvais m'attendre. Dites moi que c'est pas vrai, c'est impossible que les jours soient passés si vite entre nous. Que nous soyons séparés depuis si longtemps. Que les kilomètres nous ont détruit ce petit refuge de tendresse, si doux, si confortable, si paisible. Maxime.
De loin, tu as été le meilleur et le pire de tous. Tu m'as faite chavirer et j'imagine que je ne suis pas guérie, puisque je fonds encore quand tu t'excuses, quand tu me donnes l'excuse facile que "pourtant, tu voulais vraiment me voir". J'peux pas croire que tu puisses me mettre dans une furie pareille et en même temps m'attendrir au plus haut point. Comment tu peux faire ça? Comme as-tu ce droit?
Ca n'a jamais été un simple jeu. On n'a pas été ensemble par défi. On n'a été obligé de rien. Et pourtant, on a tout fait, et on était mieux que tout le monde, on croyait en l'autre, et on voyait en chacun de nous ce qu'on ne trouvait nulle part ailleurs. Tu as déjà oublié tout ça? "Nous", pour toi, est-ce que ça a encore un sens quelconque pour toi?
J'suis amoureuse de toi, et si tu ne peux plu me faire de mal, du moins je ne suis pas complètement indifférente à l'évolution des choses. Pourquoi m'as-tu mal parlé à plusieurs reprises alors que tu m'entourais d'un respect incroyable lorsqu'on était ensemble? Je ne peux pas être descendue si vite dans ton estime, d'autant plus que j'ai fait un parcours sans faute jusque là. C'est toi qui enchaines erreur après erreur. Tu es même conscient de me décevoir au fil des jours, tu t'en excuses, mais je préfèrerais que tu ne regrettes pas et que tu viennes près de moi, que tu sois là.
Je repense à cette douceur de notre été. Ces photos sont si pures. Tu as été si bon.
Ma vraie première histoire d'amour. On était des Roméo et Juliette, et au final, on aurait dû se noyer ensemble pour que ça dure toujours.
J'voudrais encore t'embrasser, j'voudrais encore te faire frissonner, te sentir heureux de me rendre heureuse, rire avec toi des choses les plus absurdes et les plus bêtes, t'écouter parler de ton riz cantonnais, puis moi te raconter ma vie à moi, ce que je deviens, mes changements, mes chocs, mes douleurs, mon silence, mes rires, mes pleurs, ce que je suis en profondeur. J'voudrais qu'tu assistes à ce que je suis sur le point de devenir.
Je vais devenir exceptionnelle. Et j'aimerais tellement que ce soit toi qui savoure ce résultat, que tu voies tout ce que je peux être, toute la passion que je peux offrir, tout.
Et ce soir, j'me surprends à envier certains couples, parce que moi, je n'ai pas la chance de pouvoir en former un avec toi. Alors je compense en faisant n'importe quoi, mais au final, est-ce que ça me mène vraiment quelque part?
J'nous revois encore dans nos plus beaux instants, où pour la première fois de ma vie, j'ai été satisfaite de tout, où je ne voulais rien d'autre que toi, toi et tes bras, pour moi. Juste pour moi.

Et je ne sais plus à quoi m'attendre.
"Je pense à toi malgré tout... Gros bizoux". J'te balance ça, et débrouille-toi pour m'interpréter Maude. Signé Maxime.
Bien sur, c'est facile de penser à moi. Moi aussi je pense à beaucoup de monde toute la journée. Et ça n'engage rien, et rien ne se fait.
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# Posté le lundi 30 novembre 2009 12:37

Vous ne voudriez pas poser pour une magazine Mademoiselle? -Si, bien sur que ça me plairait! -Envoyez vos photos. Vous avez de l'avenir, vous savez.

Vous ne voudriez pas poser pour une magazine Mademoiselle? -Si, bien sur que ça me plairait!  -Envoyez vos photos. Vous avez de l'avenir, vous savez.
Je suis sur la bonne voie.
Je m'aime comme ça. Ptètre que je deviens intransigeante et radicale, et ça fait un beau contraste avec ce que j'ai toujours été.
J'ai une idée un peu plus précise de ce qu'est la vie. J'ai vu des choses que beaucoup ne verront jamais de toute leur vie.
Elle est morte. Je l'ai vue agoniser. Je l'ai vue dans ses derniers instants. Et je l'ai vue inerte. Sans vie, durcie par le temps qui l'a pétrifiée.
J'ai voulu assister à tout ça. Je n'y étais pas obligée.
Mais quelque chose me poussait à ouvrir cette porte, à rester là à regarder, à m'autoriser ce choc.
J'ai fait le chemin du mort. J'ai accompagné la mort jusqu'où je ne pouvais plu aller.
Et j'ai été soulagée de la voir enfin libérée.
Sonnée que tout ça se soit passé en si peu de temps.

J'suis déjà peut-être trop impliquée. J'peux pas ressortir d'une journée comme ça intacte. C'est de réaliser que la vie continue, sans elle, comme si personne n'était conscient du drame.
Voir les autres résidents essayer de se protéger contre la peur qui leur serre le coeur. La peur que la même chose leur arrive, qu'ils vivent la même fin, et la conscience atroce qu'eux aussi passeront leurs derniers jours ici.

J'peux pas sortir de cet établissement inchangée. J'peux pas penser comme avant. J'peux pas accepter qu'on puisse être malheureux pour des conneries. J'conçois plu que l'on puisse se gâcher l'existence avec des problèmes que l'on se fabrique seuls.
Mais j'aurais pas pu changer ma façon de voir les choses si je n'avais pas vu tout ça.
Je ne saurai plus écouter de la même façon les autres. Je peux uniquement dire qu'il y a plus grave, toujours plus grave que ce qui nous arrive. Sauf que maintenant, j'en suis convaincue, pour l'avoir vécu, vu et compris.

Et j'ai pris en 15 jours conscience de beaucoup de choses. Mais cette fois, c'est encré en moi, et je n'ai pas eu besoin de me faire mal pour tout intégrer si bien. Juste de voir une multitude de choses, et d'analyser mon ressenti par rapport à tout. J'ai fait la part des choses et replacé mes priorités.

Maxime m'a fait un coup de pute? Okay, j'me suis sentie tellement humiliée que j'ai raccroché et pleuré ma colère pendant une demi heure. Bizarrement, j'ai très vite évacué, et me suis rapidement détachée de ce qui venait de se dire. J'ai été surprise de ne pas avoir mal. Surprise de sourire, surprise de m'en foutre à ce point finalement.
Tout comme je me fiche éperdument de n'avoir été qu'un bref passage dans vos vies, les gars. D'avoir été là, de m'être démontée en 4 pour vous faire plaisir et au final ne pas avoir eu la reconnaissance que j'attendais tant. Je me fiche de vous et de ce que vous pensez. Vous pourrez tous revenir, je serai toujours là. Mais soyez bien surs que ce que je ferai, je le ferai d'abord par pur plaisir égoïste, quand je saurai que je ne pourrai rien attendre d'autre qu'un plaisir ponctuel. Et je n'ai certainement pas honte de le dire.
Je m'arrangerai toujours pour que vous ne salissiez plu ma vie ni mon quotidien, et si je ne suis pas rancunière, du moins je suis manipulatrice sans en avoir l'air. Et vous ignorez cette facette de moi, puisque vous marchez toujours dans mon jeu. Et ça m'amuse, c'est bien pour ça que je continue, et c'est mon intelligence à moi, ma vengeance à moi, de vous faire croire que vous êtes importants alors que je vous fiche hors de ma vie la minute suivante. Bref, ça, c'était une parenthèse. Je vise en particulier une personne dont JE NE PEUX PAS CITER LE NOM, qui se reconnaitra sans doute s'il prend la peine de lire jusque là.
Je commence à réellement vivre au jour le jour. A suivre mes pulsions à moi et à ne plu cautionner ce qui n'est pas en accord avec mes principes.
J'ai plu peur de perdre. Et elle est là ma force.

J'ai moins besoin du regard des autres pour connaître ma valeur. D'ailleurs, je crois même que je n'en ai plu besoin. J'suis pas là pour plaire, j'suis là pour m'aimer et faire ce que j'ai à faire. Le reste suivra tout seul, et ce qui ne suivra pas, je ne me battrai pas pour le récupérer.
J'suis une battante pour ce qui en vaut la peine. Mais je m'étais trompée dans beaucoup de mes choix. Je vivais uniquement pour être aimée, et je donnais bien plus que je ne devais. Maintenant, ça, c'est fini. Je vais devenir encore plus sélective, et je ne donnerai que si je le juge utile, justifié et mérité. Donner dans le vide et me détruire à cause de la fragilité que ça me procure, c'est terminé. Purement et simplement terminé.

Je dirai merde maintenant. J'ai pas de temps à perdre avec des gens ou des situations qui me prennent la tête. J'ai besoin de mon énergie entière pour d'autres choses bien meilleures.

Et soyez bien conscients que je ne regrette rien.
J'assume mes actes.
Je sais me défendre.
Et je sais vivre. Et ça, ce n'est pas donné à tout le monde.
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# Posté le dimanche 29 novembre 2009 07:22

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 07:37

FUCK

Tout ça pour rien.
Heureusement qu'j'suis plus intelligente qu'avant.
Mais FUCK. Vous faites chier les MECS, bordel de merde vous faites chier, et j'vous emmerde, parce que vous êtes des écervelés, des abrutis attardés, des cons finis, et vous m'faites perdre un temps et une énergie folle. Vous m'emmerdez avec vos histoires, vous m'emmerdez avec vos discours, vous m'emmerdez à tous être pareils. Vous m'emmerdez à être si bêtes.
Allez vous faire foutre.
Vous savez quoi? Vous valez pas tous les efforts qu'on fait pour vous. Vous valez pas tout ça.
Mais pourquoi j'me démène à chaque fois, pourquoi?

Et j'peux même plu m'entailler, et j'ai même plu ce plaisir là, et vous me plombez le moral, et vous valez pas tout ça.

Pauvres cons.
Maxime, Julien, Sylvain.
Et les autres qui m'ont pas encore eue dans leur lit. Vos plans culs, vous allez vous les mettre où je pense, et j'espère qu'un jour, vous paierez. TROP BONNE TROP CONNE, profitez, ça durera pas, profitez.
Et j'espère qu'un jour, je pourrai être aussi conne que vous, et être aussi répugnante et sans scrupule.
Pauvres mecs.

# Posté le jeudi 26 novembre 2009 14:00