"Mon coeur."
"Ma chérie d'amour."
"Ma ptite louloute."
"Tu m'dis qu'j'suis super doux... Mais toi aussi t'es super douce, t'es toujours à m'faire des p'tits calinous... Et c'est génial.
-C'est parce que je t'aime...
-Moi aussi je t'aime." 20h04.
"Mon coeur que j'aime. QUE J'AIME." 1h08.
"Je sais pas quoi faire depuis que t'es partie. Je m'ennuie déjà de toi."
"On s'étouffera ensemble alors. Moi aussi tu me manques."
"Je t'aime."
Ce sourire que tu as affiché. J'le sens comme un trophée que tu me plantes devant les yeux. Et j'pensais pas que ça aurait cette puissance sur moi, alors que je dis être passée à autre chose. Ce sourire si vrai, si pur, si enfantin que tu as sur cette photo, ce sourire que je cherchais désespérément à te donner. Ce sourire là m'aurait fait mourir de Bonheur, si seulement je l'avais vu naître sur ta bouche. Au lieu de l'admirer figé sur une photo dont j'ignore le contexte.
Si tu savais comme je mets de l'énergie à aller plus loin que ça. La volonté que j'ai à t'interdire de m'atteindre. Et comme tout peut si vite s'écrouler.
Julien m'a remis la vérité dans le crâne. La vérité que je veux nier. C'est bête de t'aimer encore après ça. C'est con de t'en vouloir à être encore capable de me faire du mal, et de t'aimer toujours. J'aimerais que derrière ces "encore, toujours" se cache un "plus jamais".
Plus jamais ça.
Tu n'aurais jamais dû me dire toutes ces choses qui me paralysent. Tu n'aurais jamais dû me regarder de cette façon, tu n'avais pas le droit de poser les yeux sur moi de cette façon, qui me paraissait si belle et si pure. Ce regard qui était finalement trompeur et destructeur. Tu n'avais pas le droit de me mentir de cette façon. De continuer à me faire croire que j'étais belle à tes yeux, alors que tu passais ton temps à la regarder elle. A la vouloir elle. A ma place, dans ton lit, dans ta vie. Dans ton coeur. Tu n'aurais jamais dû agir par compassion vis à vis de moi. Tu aurais dû mieux me connaître pour ne pas faire cette erreur là. La pire que tu aies pu faire. Celle qui me désarme et me rend folle. J'oscille entre doute et foi en toi, en ce qui a eu lieu, et le plus bête, c'est que je n'aurai jamais de réponse.
Parce que tu crois bien faire en adoucissant tes mots et en me disant ce que je préfèrerais entendre. Ce que tu n'as pas compris, c'est que j'ai jamais eu besoin qu'on me mâche la vérité pour que je la digère plus facilement. J'aurais su le faire seule, et ce serait d'autant mieux passé, que par tes mensonges abjects. Qui sonnaient tellement l'hésitation du "comment je peux lui dire ça...". La honte aussi d'avoir reproduit ce qui t'a fait tant de mal. Mais tu puais tellement l'impunité, et la suite n'a fait que conforter la bonne conscience que tu t'es donné peu de temps après m'avoir évincée. Ce que je ne comprendrai sans doute jamais, ce sont tes larmes de ce jour là. Elles foutaient quoi sur ton visage, celles là? Pourquoi bordel, pourquoi t'as osé pleuré devant moi? Pourquoi tu t'es octroyé ce droit? Et par dessus le marché, pourquoi as-tu pleuré en fuyant mon regard? J'aurais voulu te prendre et te serrer très fort dans mes bras et te dire que tout ira pour le mieux, parce que je t'aime et que j'peux tout pour toi. J'aurais pu le faire, si on avait vécu la suite ensemble. Mais y a-t-il seulement eu une suite digne de ce nom? J'aurais voulu ta mort quand ces mots sont sortis de ta bouche, et je te jure que si je ne m'étais pas contrôlée, je t'aurais fait vraiment mal, et tu ne m'aurais pas maîtrisée. Dans l'hystérie et la détresse, tu n'aurais pas fait le poids face à moi. J'aurais voulu te voir saigner comme je me voyais me désintégrer intérieurement, j'aurais voulu ne pas être la seule à tomber si bas, j'aurais voulu me retenir à ta main. Qu'on tombe ensemble ou que personne ne tombe.
J'suis tombée seule, et tu as assisté au spectacle. Si flatteur pour toi. Si monstrueux.
Feu mon amour. Je vais essayer de vivre autre chose avec quelqu'un d'autre maintenant. Mais une chose est sure. Je ne m'investirai plu toute entière comme j'ai pu le faire avec toi.
Je croyais pourtant qu'il suffirait de t'aimer.