«Elle danse dans un cercle de feu et rejette le défi avec un haussement d'épaules.»

«Elle danse dans un cercle de feu et rejette le défi avec un haussement d'épaules.»
" Puis il n'y eut que la douleur qui monte en spirale, qui atteint des sommets insoupçonnés - une douleur exquise, une douleur qui occulte la moindre pensée, le moindre souvenir, la moindre notion d'identité. Connaître une telle douleur signifie renoncer à ce qu'on est, signifie devenir la douleur, mourir sur les ailes de la douleur, emporté par son chant silencieux.

Ils s'aimaient si fort que chacun d'eux désiraient être l'autre. "

Extrait/ Poppy Z Brite - Ames perdues
Musique.
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# Posté le mardi 13 octobre 2009 12:43

( C'est possible de ne jamais se remettre de certaines personnes? )

( C'est possible de ne jamais se remettre de certaines personnes? )
Et si finalement, j'm'étais rendue à l'évidence en arrêtant de nier ce que je pense.
Si je sais au fond que quoi que je dise, j'le garderai toute ma vie en tête?
( C'est possible de ne jamais se remettre de certaines personnes? )
( C'est possible de ne jamais se remettre d'une personne qu'on a aimé en trop peu de temps? )
Je sais pas, on verra.
Mais j'suis trop sensible à leurs sourires, à tous ceux que j'ai aimés. Ca m'a toujours fait fondre et tomber à la renverse. La, c'est pareil, en pire. C'est à dire que si j'me laissais vraiment aller, j'vivrais purement et simplement pour le voir et l'entendre rire.
Et c'est juste super dur de s'habituer au silence et à l'absence de cette joie sonore.
Je sais pas si j'arriverai à oublier ça un jour. Si j'arriverai à y repenser sans mourir d'envie de recommencer, encore, encore, encore et retenir le temps, recommencer encore et toujours pour que jamais ça ne s'arrête.
Cette fois ci, c'était pas juste, et si le hasard n'existe pas, alors pourquoi nous avoir fait nous rencontrer? Me faire grandir? L'aider à reprendre confiance? M'obliger à dédramatiser? Lui montrer qu'il peut vivre quelque chose de sain?
Je sais pas.
Mais même les autres me paraissent encore fades. C'est écoeurant. Le pire, c'est que lui aussi me parait fade parfois à côté de ce qu'il était vraiment avec moi.
J'ai l'impression que ça fait une éternité. J'ai l'impression que trop de choses se sont passées depuis, chacun de son côté.
Ou alors, on était juste programmés pour durer quelques jours.
Pour nous faire toucher un p'ti bout d'paradis.
Et ensuite se casser la gueule, salir nos rêves et détruire nos idéaux.
Les autres, j'ai accepté.
Là, c'est plus difficilement concevable, et j'y arrive pas; ça ne me semble pas juste.
I don't see what anyone can see in anyone else... But you. <3

# Posté le lundi 12 octobre 2009 16:45

Modifié le lundi 12 octobre 2009 17:02

"En fait, t'apprécies carrément mieux la musique quand t'es bourrée. Tu la laisses te transcender, et c'est mieux qu'de faire l'amour, parce que c'est un orgasme systématique."

"En fait, t'apprécies carrément mieux la musique quand t'es bourrée. Tu la laisses te transcender, et c'est mieux qu'de faire l'amour, parce que c'est un orgasme systématique."
Et c'est pour ça que j'me perds tant dans la musique et que le silence me perturbe, parce qu'il fait ressortir le vide.
J'aime pas le vide.
Alors j'me remplis d'accords, de voix graves qui hurlent de l'amour à qui en veut en voilà, j'me dis qu'un jour, non seulement je les réentendrai vraiment, mais que, par dessus le marché, ce sera réel. Vrai.
Je crois plu franchement au sens des mots. C'est trop fragile, trop impalpable, trop éphémère. Et j'supporte mal les changements de signification, les nouvelles définitions, les mises à jour de ce qui a été dit.
Dire qu'on peut interpréter chaque jour différemment une même phrase.
Dire qu'on peut croire et construire un monde en une seconde et tout voir s'écrouler d'une minute à l'autre.
L'autre n'est pas moi. C'est ça la réalité difficile à accepter. L'autre n'est pas moi.
Faut se le dire.
Et puis si tu l'avales pas, il te reste plu qu'à prendre des pilules pour que ça passe mieux.
J'vais m'occuper l'esprit, sinon la journée va se terminer en suicide collectif.

(On ne parle pas, ils sont sourds. On se regarde, on fait l'amour.)

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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 08:06

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 11:25

On prend les mêmes et on recommence.

On prend les mêmes et on recommence.
Oreilles qui sifflent.
Qui bourdonnent.
Les questions existentielles qui reviennent m'assommer.
Et en marchant, elles me font rire par leur absurdité.
J'suis caricaturale.
J'suis déplorable, j'perds ma signification et ma profondeur à cause des paradoxes que j'enchaine les uns après les autres.
J'ai bu.
J'ai fumé.
J'ai parlé.
J'ai ri.
J'me suis souvenue.
Ces souvenirs, je les décrivais comme un film que j'avais vu. C'était beau, ça m'a un peu émoustillée, mais rien d'autre. J'ai parlé de regrets et de choses passées.
J'ai parlé de moi comme si j'avais parlé de n'importe qui d'autre, sans importance.
J'ai mal à la gorge d'avoir trop parlé de moi, ça m'écoeure.
Je tapis tout ça tout au fond, pour m'en défaire. Finalement, quand je me regarde, je réalise que je ne suis défaite de rien. Je n'ai jamais réussi à m'extraire de moi-même, jamais réussi à me voir autrement, jamais réussi à ressentir le monde différemment.
Je suis éprouvante.
Mais masochiste aussi, parce que j'aime, au fond, ma façon de ressentir.
J'voudrais savoir parler d'autre chose que de ce que je ressens. J'aimerais moi aussi savoir être futile. Et quand j'y arrive, arrêter d'emmagaziner toutes les informations implicites que mon cerveau reçoit. Pour y repenser après.
Ma conscience ne me lâche jamais, et quand j'estime que tout va bien, elle me démonte la nuit. Je réalise que tout ce que j'ai cru accepter, jamais je n'ai rien digéré. Je transfère chaque angoisse liée à chaque personne sur de nouvelles situations et sur de nouvelles figures. J'entends sortir de la bouche d'inconnus ce que ceux que j'aimais trop m'ont dit et m'ont détruite. Je croyais que ce serait temporaire, et que je passerais à autre chose. Au final, maintenant je sais que me forcer de vivre à la légère n'empêchera rien de tout ça. Que certains mots ont été marqués au fer rouge dans ma tête. Que certains moments m'ont réellement traumatisée, au point de polluer ce que je peux vivre de nouveau.
On s'est mépris sur toute la ligne. Je me suis gourée, j'ai fait des choses que je ne pourrai jamais défaire, pas plus que je ne pourrai les oublier.
J'ai été trop avide d'amour, et j'suis tombée dans la panneau trop facilement à chaque fois.
J'suis bête pourtant, on pourrait vraiment croire que je suis conne.
Mais je jure qu'à chaque fois, je me suis raisonnée comme une reine. Donc c'est pas faute d'intelligence.
Mais j'suis trop sensible, et à chaque fois, c'est ça qui m'achève.
A chaque fois.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 17:14

Pur moment d'extase.

Pur moment d'extase.
Rue Saint Hélier.
Homme magnifique à l'horizon.
Je le regarde. Il me regarde. On se soutient du regard.
Il arrive à côté de moi, j'aurais voulu qu'il s'arrête, je tourne les yeux. Et souris.
Je continue de marcher. Et puis je me retourne pour le regarder.
Il se retourne en même temps, les regards se croisent quelques secondes, le temps qu'on réalise tous les deux que l'autre nous a vu.
Je ris, et d'un coup je ralentis, hésitant à faire marche arrière pour aller le voir.
Finalement, c'était cette magie qui était magnifique.

J'suis une vraie geisha maintenant, j'arrive à faire se retourner quelqu'un qui me plait.
Un canon même.


Aujourd'hui, je suis arrivée à l'IFSI. J'ai dit Bonjour aux copines, et il était là. Bonjour à lui aussi. C'est simplement sa manière de m'avoir regardée qui m'a propulsée dans la Bonne humeur toute la journée.
J'ai passé mon temps à me retourner pour le regarder lui. Sourires.
Récré à côté de lui. Amphi devant lui.
Et puis "tu sais, il a dit que tu dégageais trop de choses, que t'avais un charme de ouf. Et que t'étais hyper sensuelle."
Ouais. Enfin, OUAAAIIIIIIIS. Mais le souci est que les mauvais plans, ça me réussit rarement. Là, c'est risqué. Mais trop tard, j'suis tentée.
J'suis ptètre destinée à être une croqueuse d'hommes. C'est plus fort que moi, je résiste pas.
Et, forcément, si à la soirée d'inté, je me laisse prendre au jeu, que je finis par boire un peu trop, forcément... J'vais lui tourner autour et finir par avoir ce que je veux.
C'est à la fois si simple et si compliqué.
Mais après tout... On s'en fout, non?
Anyway, je sais que ma manière de guérir de quelqu'un est d'en trouver un autre. Cycle infernal mais efficace. Radical.
Ce sera le prochain sur la liste.
C'est tout moi, ça.


PS: j'ai un orgueil poussé à l'extrême, je vous l'avoue parce que ce qui me fait le dire, je ne vous l'ai jamais dit. Bref.
Ca y est, j'suis sous calmants. Faudrait qu'ça calme mes excès de jalousie injustifiés.
Ou peut-être que si, c'est trop bien justifié finalement.
Mais sans rire, je ne me comprends plu. Je me fais rire avec ça, c'est fou!
Mais bref. J'me rends compte que j'suis jalouse, mais c'est à retardement et absolument hors contexte, j'ai raté tous les trains, c'est du grand n'importe quoi. Mais ça aussi, c'est tout moi. Heinn.
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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 15:28

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 17:39

"En amour, vous obtenez ce que vous pensez inconsciemment mériter et pas plus !"

N'évitez pas d'entrer en relation avec quelqu'un qui vous attire par peur de l'inconnu ou par crainte de mettre la barre trop haut.

La dépendance peut vous entraîner à répéter des relations trop faciles mais insatisfaisantes à la longue !
Rappelez-vous : trop souvent l'on à tendance à démarrer une relation avec l'angoisse du futur.
Pourquoi ne pas laisser la relation évoluer et bien vivre aujourd'hui en se préoccupant moins de demain !

Dans toute relation vous pouvez demander et redemander et même demander tout ce que vous voulez du moment que vous n'exigez rien ! Libre à l'autre de répondre à votre demande, mais demander c'est se respecter...

Demander c'est prendre soin de soi. C'est formuler ses demandes. Etre clair. Le partenaire est libre de répondre. Plus on demande d'Amour, plus on en obtient, mais peut-être pas de celui auquel on s'attendait... Mais pour demander il est important de reconnaître ses besoins, ses émotions.
Il n'y a rien de plus déprimant que de rester dans l'attente, dans l'espoir... Agissez. Dites ce que vous avez à dire.
Trop souvent l'on a peur de reconnaître ses besoins par peur d'être dépendants... Pourtant ce sont vos besoins cachés, déniés, qui à votre insu vous rendent dépendants. Et remarquez : en ne reconnaissant pas vos besoins d'estime, d'attention, d'amour, vous risquez de provoquer la fuite de ceux-là même qui étaient bien disposés à votre égard.


Il faut donc apprendre à s'aimer mieux, à fréquenter des personnes "nutritives" qui vous apprécient et non des personnes "toxiques" qui vous critiquent sans avoir rien à vous apporter de positif !
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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 04:48

Modifié le lundi 05 octobre 2009 14:33

Et bam!

"t douée. t polydoué pask ché pa commen dire..t capabl detre doué pr tt.
SI SI
mai fo kti croi.
je t'aime, jss dispo des ktu peu. meme cink minutes
t'es BELLE
c ça la bonne idée."

Et puis jouer d'la guitare, c'est juste... Genre trop bon.
Et puis savoir qu'j'ai des piliers pour me soutenir, ça aussi, c'est trop bon. Même si c'est pas forcément les gens qu'j'attendais.
Faut qu'j'continue d'avancer, parce que ouais, Maktub comme on dirait ailleurs.
J'mesure l'importance des cours et de l'école pour moi maintenant; c'est mon anesthésique. J'vis pas comme ça parce que c'est comme ça que ça se présente. Mais parce que c'est comme ça que ça me plait. C'est vrai, ya des failles dans pas mal de recoins d'ma vie. Elles s'agrandissent avec le temps même, ça me chiffonne un peu, mais au final, j'm'ennuierais ferme si tout allait comme je le voulais.
Là, ça résiste, et j'insiste.
Tout est une question de conception. Comment concevoir les évènements?
Juste arrêter de tout dépouiller jusqu'à réaliser à quel point tout est abominablement vide et dérisoire. Ca ne sert à rien de se prouver chaque jour que la majeure partie des choses et des gens sont inutiles. Ca sert juste à s'isoler encore plus et à continuer de pester contre la vie.
J'suis belle hein avec mes grandes leçons de vie. Mais j'ai besoin de ça, c'est mon petit carburant, à défaut de ne pas en trouver au bord de sa bouche à lui.
Et bam!
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# Posté le jeudi 01 octobre 2009 17:57

Modifié le samedi 03 octobre 2009 12:16

Marre.

Marre.
J'en ai marre.
Cassé mon collier du bout du monde pour essayer de choper ce bus de merde QUE J'AI RATE.
Rien compris aux 3h30 d'infectiologie.
Ma claque d'être négligée.
Ras l'bol que mes pantalons soient TROP GRANDS tout l'temps.
Marre de plu avoir le temps de voir ceux que j'aime.
Plus que par dessus la casquette de courir, tout le temps courir, pour me prendre un mur bettonné en pleine gueule.
J'sais que si ça continue, j'vais recommencer à faire n'importe quoi. J'suis au bord du n'importe quoi. J'sais pas c'qui m'retient. Ma conscience m'emmerde. J'réalise à quel point il est plus difficile de souffrir en silence avec soi-même que de matérialiser sa souffrance. Je tiens pour l'instant. Je me retiens. Parce que j'me suis déjà faite griller, et que j'veux pas être prise pour une folle furieuse finie à l'endroit où je passe désormais le plus clair de mon temps.
J'peux même pas dire que c'est le respect pour les autres qui m'empêche de reprendre mes habitudes malsaines. Parce que j'm'en fous.
J'ai envie d'boire à perdre conscience, comme avant que tout ça n'arrive.
Reprendre ce petit train de vie superficiel et facile, où hurler devient si simple.
J'ai plu d'exutoire. J'ai beau me fracasser les mains sur mon piano, ça ne me suffit pas.
J'ai envie d'me foutre le cerveau en l'air pour que toutes ces voix ARRETENT de me rendre folle.
J'veux saigner pour me regarder dans le miroir et me dire que j'ai gagné, cette fois ci encore.
Et j'veux qu'personne ne le voit pour qu'on me laisse me détruire seule.
J'veux pas qu'on m'tire vers le haut. J'suis en pleine chute, après une ascension trop rapide, c'était évident que le retour serait moins rose.
J'veux plu qu'on m'assomme de ces foutues illusions, j'préfère mon putain de pessimiste à ça. Etre heureuse pour finalement s'écraser de la façon la plus spectaculaire qui soit. Et toujours en silence, bien sur.



J'arrête.
Je capitule.
J'veux du temps pour moi. J'veux du temps pour aimer. J'veux du temps pour m'noyer dans la musique. J'veux du temps pour plonger bordel. J'veux du temps pour nager. J'veux du temps pour voir ceux qui me manquent. J'veux du temps pour peindre. J'veux du temps pour être bien.
Mais j'veux plu de temps pour parler dans le vide.
Parce que ça suffit. Et si j'suis de mauvaise humeur, que ça vous dérange et que vous m'emmerdez, j'vous répondrai simplement que moi aussi, j'sais faire ma conne pour de vrai.
Histoire qu'on ait une bonne raison de me prendre pour une imbécile.
Voilà. Merde.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 13:22

Modifié le lundi 28 septembre 2009 13:43

Nan ça va plus.

Nan ça va plus.
J'me retrouve toute seule face à mon écran.

J'regarde des vidéos de plongée en boucle.
Et j'soupire.
J'ai plu d'exutoire, et j'voudrais saigner mais je peux plu.
J'ai plu de voix à force d'hurler dans la voiture sur des chansons frénétiques. J'ai plu de gorge à force de fumer. Et j'ai plu la force intellectuelle de m'empêcher de penser à ce qui cloche. J'suis fatiguée et ouais, nan, là, ça va plu. Faut qu'on m'explique, et vite.

Mais par dessus le marché, je veux PLONGER.
Ca m'obsède, ça m'obsède, ça m'obsède.

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 15:21

Modifié le samedi 26 septembre 2009 14:09