J'aime me rends compte à quel point on peut avoir des apprioris sur les gens. Quand on n'a qu'une version des faits. J'aime tellement les retournements de situation (Ouais au final, j'suis peut-être masochiste dans tous les sens du terme.).
J'aime les retournements de situation pour plus en savoir sur eux. Pour savoir ce qu'ils ont vraiment dans la tête, pour connaître leurs limites. Pouvoir les jauger sans qu'ils s'en aperçoivent. C'est BON.
Au final, ce ne sont pas les choses qu'on peut ne pas comprendre. Mais les gens. Complexité humaine, ô désespoir, j'ai presque failli abandonner. Les choses se comprennent. Mais les gens sont seuls capables de pouvoir ou non les laisser comprendre. Hors peut-être que certaines choses doivent rester dans le doute. Peut-être que ça simplifie la tâche pour la plupart, oui.
J'me fatigue à donner toute mon énergie pour essayer de saisir les choses que je ne parviens pas à comprendre.
J'me fais du mal à vouloir savoir. A m'obstiner bêtement quand bien même je sais que la partie est, quoi que je fasse, perdue. J'ai horreur de m'avouer vaincue. Mais je dois dire que là, je n'ai pas franchement le choix. Horrible échec, et après?
Pourquoi continuer à me faire du mal alors que je sais que je peux passer à autre chose si je prends la peine de m'en donner les moyens.
J'suis ptètre pas encore assez rodée. Pas encore assez solide pour pouvoir agir au mieux et comme je le voudrais réellement. Peut-être que j'ai peur de la conséquence de certains choix que je ferais mieux de faire. Peut-être que la vérité m'effraie au final. Peut-être aussi que j'ai besoin de cette espèce d'adrénaline, cette impression d'être suspendue par un fil et de pouvoir tomber soudainement. Peut-être que j'aime le risque, et peut-être que si j'avais un brin de courage en plus, je parviendrais plus facilement à ce que je veux. Suffit d'une première fois pour que le reste suive.
Suffit d's'en foutre pour que tout rentre dans l'ordre. Suffit d'faire comme tout le monde. Ne pas montrer l'importance que l'on donne aux choses et aux gens. Ptètre qu'elle est là mon erreur à moi. Si certains se taisent de peur du ridicule ou par excès de fierté, je piétine tout ça pour aller hurler fièrement ce que je ressens. Pour montrer qu'on peut encore aimer d'une façon très pure et innocente. Sans chercher à comprendre pourquoi, juste accepter qu'on aime et offrir ça sur un plateau d'argent. A prendre ou à laisser.
Oui, vous préférez tous laisser pour l'instant, parce qu'au final, peut-être que même si vous ne l'admettez pas, je vous fais peur. Je ne sais toujours pas pourquoi. Ni pourquoi je m'entête à vouloir continuer sur cette voie alors que c'est toujours moi qui en paie les frais. Alors qu'à la base, je ne dis ce genre de choses que pour me faire du bien et m'alléger. Et pour faire sentir aux autres que même s'ils ignorent pourquoi, on peut les aimer bien plus qu'ils ne le croient.
Mais ça n'a plu d'importance.
J'vais pas m'arrêter à cet échec là. Je sais ce que je vaux, tout au fond. Et ce que je veux. Or si je vois que ça tourne en rond, et qu'il n'y a rien à attendre, il faut que j'apprenne à dire merde.
Pourquoi me prendre la tête encore et encore et encore alors que je prône le carpe diem (notion très bête, quand j'y réfléchis, mais j'y adhère malgré moi.) alors que je sais que maintenant, je plais. Si je ne me sens pas digne d'être aimée, si je n'estime personne capable de tomber amoureux de moi, je sais néanmoins que je peux facilement plaire. J'me drogue à coup de DONT PANIC et j'me dis que ouais, merde à la fin, faut savoir lâcher le morceau quand le jeu n'en vaut pas la peine.
J'ai joué, j'me suis encore brûlée. La prochaine fois, je ferai mieux.
La prochaine fois, je tairai peut-être certaines choses.
La prochaine fois, je sais pas si je devrai rester moi ou jouer quelqu'un d'autre. Me donner ou me protéger.
Vous ne m'aidez qu'à perdre le peu de considération que j'avais pour les hommes. Chaque fois me le prouve. Et chaque fois je me dis "plu jamais ça."
Pour retomber à chaque fois dans votre piège dégueulasse, à chaque fois être prise dans vos filets de belles paroles et à chaque fois être stupidement amoureuse à en perdre toute dignité. Et vous m'énervez. J'aurais jamais dû y gouter. Vous êtes un vice, vous êtes un poison et vous me pourissez. Et de ça, j'en ai marre. Allez Maude, vis pour toi et arrête de ne penser qu'aux autres tout le temps, mets de côté ta putain de bonne conscience et venge-toi. Venge-toi en savourant tout ce que tu pourras refuser de donner. En pensant tout bas "vous ne le méritez pas."
Parce que vous ne méritez pas que l'on soit malheureuse par amour. Vous n'avez pas le droit de nous rendre malheureuses, mais vous maîtrisez tellement bien l'art du mal que ça en devient repoussant.
J'ai horreur de vous voir comme des ennemis alors que je m'étais réconcilée avec vous. Mais il y a des limites à la connerie.
Et puis vous savez quoi? J'ai pas envie qu'ça m'fasse du mal. Alors ça ne m'en fera plu.